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Fiche d'identité : Julien
Absalon |
Team : ORBEA
Club :
La Vôge VTT
Date de naissance :
16/08/1980
Situation de famille :
Marié avec Emilie
Lieu de résidence
: Saint Amé (Vosges) -
Originaire de Raon aux Bois
Véhicule perso :
Nissan Pathfinder
Nombre de vélos :
1 vélo de route, 3 cyclo-cross, 4 VTT
Sponsors : (voir page partenaires)
Hobbies :
Moto-cross, Ski et snow-board, Karting, parapente.
Musique :
tout sauf du Rap, jaime bien écouter de la
techno pour rouler sur route.
Apprécie : Tous les
sports dextérieurs, sortir avec des amis
Déteste : le dopage,
le foot, la politique.
Boisson préférée
: bière, le bon vin, et le coca-light pendant
la saison.
Films préférés
: "La ligne verte"
Rêve : briller à
Pékin en 2008 et à Londres en 2012 |
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Depuis 1998 et son premier titre mondial juniors, Julien Absalon a gravi les échelons du VTT Mondial. Aujourd’hui, il est l’omnipotent patron de sa discipline.
Qu’est-ce qui fait gagner Absalon ?
Texte écrit par Fred Machabert journaliste à Bike Magazine
En 1995, Julien Absalon est un jeune garçon énergique. Plein de vie. Patrick Vuillemin, un voisin et ami de la famille emmène le minot pour un tour de vélo dans les forêts derrière la maison. « Les premières fois qu’il est venu avec nous, il avait une monture d’une bonne quinzaine de kilos et il lui arrivait d’en baver. Mais déjà, il s’amusait sur son vélo. » A partir de cet instant, a priori anodin, tout s’enchaîne à une allure folle. Julien abandonne les tatamis de judo pour se tapir dans les sentiers mais ne se mue pas en bourreau de travail sur deux roues. « L’entraînement de Julien quand il était jeune ? Oh, il allait en vélo chez Emilie et il revenait. C’est tout », raconte les membres de son entourage. Le Vosgien n’a pas la gueule de l’emploi pour jouer les forçats de la route.
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La rencontre…
En 1995, après seulement quelques mois de pratique, Julien Absalon est sélectionné avec son comité de Lorraine pour participer à ses premiers Championnats de France à Val d’Isère. Un comité de Lorraine que dirige Gérard Brocks : « Julien était un simple cadets régional. Mais j’ai vu qu’il cherchait un entraîneur pour travailler dans la durée, sur plusieurs années et c’est cela qui m’a plus chez lui», se souvient-il. Absalon terminera quatrième de ses premiers « France » mais surtout, dès la saison d’après, l’entraîneur lorrain prendra en charge la destinée du môme de Raon.
Avant la course nationale, Jean Louis Balland, vélociste à Epinal donne un coup de main à ce petit cadet encore inconnu : «Son vélo était pourri, je lui avais prêté le mien tellement il me faisait pitié. Je sentais qu’il avait des capacités. En fin de saison, il a gagné le Roc d’Azur et cela ne s’est jamais arrêté. Il a intégré la saison suivante le team Scott.» |
Premier arc-en-ciel…
Septembre 1998. L’équipe de France, en pleine euphorie, rentre des Mondiaux du Mont Saint Anne les poches chargées de médailles. Dans l’avion, deux juniors, nés à quelques jours d’intervalles discutent le bout de gras. L’un est crosseur et vient de l’Est de la France. L’autre, gouaille de sudiste, voisin de Nicolas Vouilloz, est descendeur. Ils ramènent tous les deux un titre mondial à la maison. Huit ans plus tard, leur histoire commune a fait le tour de la planète. Les deux garçons se ressemblent, possédant la même approche de leur sport. «Quand Julien se prépare, il ne pense plus qu’à une chose : à cette course qu’il doit gagner. Il s’asservit complètement. » |
Plâtre tout terrain
Le titre mondial de 1998 lui ouvre les portes de la formation Scott international pour la saison suivante. Au sein de l’équipe suisse, il retrouve Cyril Lagneau : « Julien était un minot facile à vivre. Il ne faisait pas de bruit mais il était déjà pro. En plus, c’était flagrant qu’il avait du talent. On faisait des tests physique en Suisse et à chaque fois, il explosait tout». Aujourd’hui responsable communication chez Cannondale, Guillaume Koch a côtoyé Absalon en 1999 et 2000, d’abord comme coureur puis en tant que team manager : «Sérieux dans son approche du vélo, il s’amusait vraiment sur son vélo. C’est peut-être ce qui faisait la différence avec les autres ».
Brocks, lui, reste dans son credo et répète qu’il «faut du temps pour qu’un athlète arrive à maturité. Il ne faut jamais être pressé». Suivant les conseils de son mentor à la lettre_ « si Gérard demande à Julien de rouler 2h03 minutes, il ne fera pas une minute de plus » déclare Emilie_ il apprend patiemment les rouages du haut niveau. Cinquième des Mondiaux espoirs en 1999, il débute l’année suivante avec de gros objectifs. Mais une double fracture ouverte après une chute en bicross freine ses ardeurs. Mais ce coup d’arrêt lui permet aussi de revenir frais en septembre et de terminer à la quatrième place des Mondiaux espoirs. Bianchi lui propose un contrat professionnel de deux ans.
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« Je ne ferais plus de vélo… »
Une année après avoir loupé le podium, il remporte cette fois le titre mondial chez les espoirs à Vail. Il conclut une saison 2001 parfaite qui l’aura vu remporter les couronnes nationales et européennes dans cette tranche d’âge. Son deuxième triplé après les juniors (il réalisera le même triplé en 2002 et l’an passé, ndlr). Mais aussi, à la surprise générale, sa première manche de Coupe du monde à Durango. « J’ai profité de l’abandon de certains leaders pour m’imposer » explique t-il. Son père, premier supporter et de toutes les campagnes victorieuses de son fils, décède brutalement en fin d’année 2001. «On revenait du funérarium et j’ai dit à Julien de partir faire un tour de vélo avec son frère pour ce changer les idées. Il m’a répondu qu’il ne remonterait plus sur son vélo» confie Emilie. Ce jeune homme de 21 ans trouvera la force de continuer et de conserver sa couronne arc-en-ciel neuf mois plus tard. Il y a deux ans à Athènes, dans la dernière ligne droite, il pointera le doigt vers les cieux pour rendre hommage à ce père trop tôt disparu. |
Sacrée année de transition
Dès le début de la saison 2003, sa première chez les élites, il a les Jeux dans un coin de la tête. Cela ne l’empêche pas de remporter une première fois le classement général de la Coupe du monde. 2003 marque aussi l’année de son premier titre national chez les élites. Depuis, quatre ont suivi. Aux Jeux d’Athènes, le récital du gamin de Raon aux Bois devenu empereur de la planète VTT est génial. Quatre années après la victoire de Miguel Martinez, un autre Français s’installe sur le sommet de l’Olympe. Durant les deux semaines qui suivent, il profite de cette nouvelle notoriété et se laisse submerger par les demandes. Il enchaîne les sollicitations médiatiques et débarque aux Gets sans aucune pression. «
Les Gets ont été un jeu entre Julien et moi » sourit Brocks. Il s’explique : « Je savais qu’il était plus en forme qu’à Athènes. Il fallait juste lui faire comprendre que le titre était possible. Le remobiliser mentalement» A Livigno en Italie et plus récemment à Rotorua en Nouvelle-Zélande, Julien fait exploser les statistiques du VTT mondial en conservant à chaque fois son titre. Brocks estime qu’Absalon connaîtra l’apogée de sa carrière en 2008, année des Jeux olympiques de Pékin où il tentera de conserver son titre. |
Encore des challenges…
En huit ans, Julien Absalon a connu une ascension irrésistible qui l’a mené là ou personne n’avait encore jamais été : signé un inédit triplé (Championnat de France, d’Europe et du monde) mais aussi remporter la Coupe du monde dans la même année. S’il a toujours avancé « ne pas courir après les records » son prochain challenge sera de remporter un quatrième titre mondial en septembre 2007 à Fort William, ce qui ferait de lui le recordman absolu avec une longueur d’avance sur Henrik Djernis. Après, Julien n’aura qu’une seule raison de vivre : remporter les Jeux Olympiques de Pékin en 2008. Entre temps, il se rapprochera peut-être du record de Thomas Friscknecht, la légende suisse qui s’est imposée à dix sept reprises sur des étapes de Coupes du monde. |
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